Calvi Prestige

N°9 PRINTEMPS ÉTÉ 2016

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Edito

Un jour qu’il s’ennuyait dans son palais immense.
Et voulant du chaos, trancher l’incohérence.
Dans l’étrange atelier de son divin séjour.
Dieu créât la planète, d’où nous vîmes le jour.
Mais quand il eu pétrit cette matière informe,
Que d’une énorme boule, elle en eût pris la forme,
Quelque chose manquait, elle était sans éclat.
Au fond de l’univers alors il reculât
Et, prenant dans ses mains sa belle et fière tête,
Où passaient tour à tour, le calme et le tempête,
Pour parfaire son oeuvre, il méditât longtemps.
Dussé-je songeât-il, y travailler cent ans,
Et fournir un labeur de fourmi ou d’abeille
Mais je ferais de toi, la reine des merveilles.
Alors, levant les mains vers les splendides voiles,
Il décrochât parmi les tremblantes étoiles
Celle qui scintillait d’un merveilleux éclat
Et dans cette mer bleue il la précipitât.
Tout ce que peut rêver un paradis terrestre
Dieu le lui prodiguât, depuis la cime alpestre
Jusqu’au sable doré du rivage éclatant
Où le flot dans le soir vient mourir en chantant.
Fier est le sur nageur l’étoile cristalline,
Neptune l’a guidé sur la vague saline
En disant de ces lieux, maîtresse je te fais,
Mercure lui soufflât ses plus puissants secrets,
Et Mars, l’ardent guerrier, lui fit don de ses armes
Hébé lui prodiguât la jeunesse et ses charmes,
Jupiter lui donnât le courage et la force.
Ainsi, sur les flots bleus, naquît la belle Corse.

Texte de Dominique Marfisi
offert à Antoine Ciosi


 
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